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31/05/2018

Crime tattoo

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Chapitre 1 : Déflagration

Gothique. C’est le premier adjectif qui m’est venu à l’esprit quand la fille a poussé la porte de l’atelier. Maquillage outrancier, tunique noire sur un jean noir, bottes noires, lourde croix passée autour du cou, mitaines noires, cheveux couleur ailes de corbeau - la vieillissaient de plusieurs années alors qu’elle devait avoir à peine plus de dix-huit ans.

Nullement impressionnée par le portrait de la femme à barbe accroché au mur ou par celui de l’homme élastique, elle s’est avancée jusqu’au comptoir.

Cinq ou six autres portraits insolites se succédaient ainsi jusqu’à l’atelier où mon père tatouait ses clients. Loin de les rebuter, ces phénomènes de foire les attiraient aussi sûrement que le sang attire les vampires.

La fille m’a ignoré alors que mon père n’arrête pas de me seriner que du haut de mes seize ans et de mon mètre quatre-vingts, je prends pas mal de place. Elle a jeté un coup d’œil dans l’arrière-boutique tout en pianotant sur son portable. Si elle m’avait adressé la parole, je lui aurais expliqué que c’était là que mon père stérilisait ses instruments.

Mais comme j’avais l’air d’être aussi désirable qu’un spam, je me suis muré dans le silence. Je n’aime pas les filles qui se donnent un genre. Et j’étais sûre que celle-ci, derrière ses airs rebelles, pleurnicherait dès que l’aiguille de la machine à tatouer traverserait son épiderme.

En fait, elle ne m’a pas accordé ce plaisir car elle est repartie une minute plus tard, aussi muette que le cercueil dans lequel elle devait dormir le soir. Elle franchissait la porte quand j’ai remarqué qu’elle avait oublié son portable sur le comptoir. Je dois l’avouer, le côté obscur de la force m’a incité – fortement - à ne pas bouger du tabouret sur lequel j’étais perché.

Mais mon côté « gentilgarçonbienélevé » a pris le dessus et j’ai attrapé son téléphone. Je suis sorti dans la rue. La fille était à quelques dizaines de mètres de moi. J’allais l’appeler quand une camionnette blanche a surgi. Elle s’est immobilisée dans un crissement de pneu et trois types cagoulés en ont jailli.

Avant qu’elle puisse pousser un cri, l’un des hommes lui a recouvert la tête tandis que les deux autres l’attrapaient et la jetaient dans le véhicule, avec autant de précaution que s’il s’agissait d’un sac à linge sale.

La camionnette a redémarré et je crois bien qu’à part moi, personne n’avait rien remarqué. Paris, au mois de juillet, est aussi mort qu’un bled à la campagne, surtout quand on est éloigné des sites touristiques.

Mon cœur s’est emballé. J’ai couru pour tenter de mémoriser la plaque minéralogique. Et soudain ma vie a basculé.

Il y a eu une forte explosion derrière moi, dans une des boutiques. La vitrine s’est transformée en milliers de lames expédiées comme autant de projectiles. Le souffle m’a soulevé de terre et projeté brutalement sur l’asphalte tandis que deux éclats de verre me cisaillaient méchamment la joue, à quelques millimètres de mon œil gauche.

Les fenêtres des bâtiments ont explosé sous l’onde de choc tandis que des alarmes stridentes se déclenchaient un peu partout. Tout autour de moi, c’était le chaos. Des gens hurlaient. Mes tympans bourdonnaient comme si j’étais resté collé contre une enceinte pendant un concert de Hard Rock.

J’ai gardé les yeux rivés sur la camionnette. Je ne savais plus si ce que mon cerveau enregistrait était réel ou si c’était le fruit de mon imagination. Le véhicule a été pris de folie. Il a zigzagué et s’est encastré dans un réverbère. Les portes arrière se sont ouvertes à la volée. Avant que ma vision ne se trouble définitivement, j’ai aperçu deux des ravisseurs gisant sur le plancher. D’un coup de pied à hauteur de cou, la fille s’est débarrassée du troisième homme puis elle a bondi hors de la camionnette.

Sans un regard pour la rue que l’explosion avait transformée en scène de guerre, elle s’est enfuie. Je me souviens m’être demandé si cette fille était une sorte de ninja et si c’était elle qui avait réglé leur compte aux deux autres types. Ma dernière pensée cohérente a été pour mon père. Le connaissant, il s’inquiéterait quand il me verrait dans cet état. Puis j’ai sombré dans l’obscurité.

28/05/2018

La légende du roi Arthur

pixiz-28-05-2018-22-47-40.jpg(cliquer sur la photo pour agrandir)

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pixiz-28-05-2018-22-41-51.jpg(cliquer pour agrandir)

06/03/2018

Le mystère de Barbe Bleue

20180306_064658.jpgChouette! Je viens de recevoir mes exemplaires de mon prochain polar. C'est la 3ème enquête de Léa!

09/01/2018

Enquête avec Léa, Le mystère de Barbe Bleue

barbe bleue couv.jpgLéa, fille d'un capitaine de gendarmerie, enquête sur la disparition de son ami Barbe Bleue, une personne sans domicile fixe qui vit dans une cabane. Elle observe des traces de roues de quad autour de l'abri.

Parution le 14 mars!

24/12/2017

La légende du roi Arthur

L'année dernière, pendant les vacances de Noël, j'écrivais ça pour les éditions Larousse:

roi arthur.jpgIl s'agit d'une réécriture de la légende du roi Arthur, destiné à des lecteurs entre 10 et 12 ans. (Disons que j'ai adapté le vocabulaire pour cette tranche d'âge mais je pense qu'un lecteur plus âgé y trouvera son compte sans problème).

Pendant les présentes vacances de Noël, je me suis lancé dans l'écriture d'un roman de fantasy qui me démangeait depuis plusieurs années. Alors est-ce le fait d'avoir décrit des scènes de combat entre chevaliers dans le roi Arthur? Toujours est-il que je me suis lancé dans cette aventure, sans trop savoir où elle va me mener.

Une chose est sûre: je m'amuse beaucoup.

18/11/2017

20 ans!

Numérisation_20171118.jpgC'était ma 1ère publication, en novembre 1997. Un texte paru dans le magazine Moi je lis Diabolo, chez Milan presse. Un grand souvenir quand j'avais reçu un coup de fil de la rédactrice qui m'annonçait qu'elle prenait mon texte.

Ca faisait 10 ans que j'envoyais mes histoires un peu partout, sans succès.

Puis un 2ème texte en avril 1998 dans le même magazine et un 3ème la même année dans J'aime Lire, de Bayard presse.

Après, tout s'est enchaîné, de nombreuses publications dans les Pt'ites sorcières, chez Fleurus presse et d'autres de leurs magazines et enfin mon 1er livre.

Champagne!

 

07/11/2017

Dans le top 100

couv ce que je n'aurais pas dû voir.jpg Mon polar se place en 78ème position des ventes, chez Amazon, dans sa catégorie.

Merci ami(e)s lecteurs (trices)!

 

 

 

 

 

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19/10/2017

Barbe Bleue

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Pas le personnage de conte, non, mais la prochaine enquête de Léa!

20/09/2017

Moi, Arthur, roi légendaire vs Mes pires vacances super chouettes

J'ai reçu le même jour des exemplaires de mes deux livres, l'un publié chez Larousse, l'autre chez Lire c'est partir.

Deux livres qui n'ont qu'un seul point commun: leur auteur!

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