Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

14/10/2018

Zombies!

zombies.jpgMON-PIRE-YE╠üTI-COUV-1-185x300.jpgJ'adore cette illustration de Yann Autret, extraite de Mon pire yéti super chouette.

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est la suite des aventures rocambolesques d'Anaïs, que vous aviez découverte dans

couv mes pires vacances super chouettes.jpg

 

Ce livre a remporté le prix des écoliers lecteurs de Haute-Savoie.

 

 

 

 

 

 

 

12/10/2018

Esprit, es-tu là?

esprit es tu là.jpgOh là là! Ca y est, mon bouquin est annoncé, bien qu'il ne paraisse qu'au mois de mars.

C'est une nouvelle série que j'ai proposée à Rageot et le premier tome sort l'année prochaine. Une enquête policière, puisque ça sort dans Heure noire, mais aussi du surnaturel...

J'ai trop hâte d'avoir votre avis!

10/10/2018

Enigme à New York

enigme new york.jpg Le 4ème épisode est annoncé! Parution en mars 2019. Cette fois-ci, Léa et Maxime sortent de leur petit village pour résoudre une enquête à New York!

Je ne peux pas encore vous montrer la couverture, mais je peux vous assurer qu'elle est magnifique!

Je me suis inspiré de mon voyage à New York pour décrire mon propre émerveillement face à cette ville incroyable. Perso, j'ai tout adoré et j'espère que les jeunes lecteurs le ressentiront.

Au mois de mars sortira aussi le premier tome d'une nouvelle série mais chut! je ne peux pas en dire davantage pour le moment.

Enquete-avec-Lea.jpg25317_EnqueteAvecLea_T2_Incendies_IlluHD.jpgbarbe bleue couv.jpg

27/09/2018

Nouveautés de septembre

Reçus hier, tout beaux tout chauds!

20180926_201219.jpgL'éditeur: Lire c'est partir

 

11/09/2018

Nouveautés de septembre

ROUDOUDOU-COUV-1.jpgChez Lire c'est partir, voilà deux livres qui déménagent!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MON-PIRE-YÉTI-COUV-1.jpg

31/07/2018

Envie de spéculer?

speculations.png

09/06/2018

Mes cahiers de jeux

Ces trois cahiers permettent aux enfants de s'initier aux jeux de mots et de langage. Ils sont illustrés, en couleur et je me suis bien amusé moi-même à les écrire.

pixiz-08-06-2018-16-58-42.jpg

07/06/2018

Envie d'aventures iodées?

pixiz-07-06-2018-17-59-23.jpg(cliquer pour agrandir)

31/05/2018

Ce que je n'aurais pas dû voir

couv ce que je n'aurais pas dû voir.jpg

Chapitre 1 : SCENE 3 – Acte 1

Lieu : la salle des professeurs. Sont réunis : le proviseur du lycée et son adjoint, la professeure de français Mme Lepinay, le professeur de sport surnommé Monsieur Muscle, le professeur de math et sa femme.

Sur une table basse, une bouteille de champagne ouverte.

 Le proviseur sert quelques coupes de champagne. Le public peut le voir verser une poudre dans un verre qu’il tend au professeur de mathématiques.

Le proviseur : Vous prendrez bien un verre.

 Le professeur marque une hésitation.

  • Ca ne vous tuera pas !

 Le proviseur, en aparté vers le public :

  • J’espère bien que si !

 Le professeur de math, en tendant la coupe à sa voisine, Mme Lepinay :

  • Honneur aux dames !
  • Mme Lepinay avale le contenu de sa coupe d’un trait. Puis elle porte la main à sa gorge, se lève et pousse une longue clameur. Elle trébuche, agrippe la veste du proviseur.Je ne peux pas m’empêcher de pousser un soupir exaspéré. L’effet est aussi désespérant vu des gradins que de la scène. Comme à chaque répétition, Clothilde en fait une tonne. Je ne suis plus du tout sûr d’avoir fait le bon choix en la prenant pour ce rôle. Enfin… est-ce qu’on peut vraiment parler de choix quand la demande émane de Tonio, son petit ami ? Il est en terminale et a suffisamment retapé pour avoir son permis et une bagnole. Un mètre quatre-vingt-dix, tout en muscle précédé par des dizaines de rumeurs de nez ou dents cassés, d’hémoglobine répandue, d’hématomes en tout genre.

    A un mois de la représentation devant tous les parents du bahut, on se croirait toujours à la première répétition. Irrité, je me lève de mon siège et je lance :

  • - Je meurs ! lance-t-elle d’une voix gutturale, avant de tomber sur le sol et de convulser longuement.
  • En retrait, on aperçoit le proviseur affolé qui agite son index de droite à gauche.
  • Stop ! On arrête tout ! C’est un poison foudroyant. Et l’effet comique, c’est que le tueur rate son coup pour la troisième fois, d’où le titre de la pièce, Le tueur maladroit ! C’est ça qui est drôle. Pas la peine d’en rajouter. Vous vous souvenez de l’intrigue ? Le personnage du proviseur repose sur son caractère volage. Il cherche à se débarrasser du mari de sa dernière conquête, le professeur de mathématiques mais par maladresse et manque de chance, il tue les autres profs les uns après les autres.
  • Clothilde affiche une mine boudeuse. Sans doute juge-t-elle son talent d’actrice incompris. J’attrape le manuscrit de la pièce et bien que je n’en ai pas vraiment besoin puisque j’en suis l’auteur, je lis à voix haute: « Mme Lepinay avale le contenu de sa coupe d’un trait. Puis elle porte la main à sa gorge et tombe raide morte. »
  • La lumière inonde la salle. Sur la scène, François, Guillaume, Vincent, Alexis, Tina se tournent vers moi tandis que Clothilde se relève. J’explique, énervé  :
  • Raide morte !
  • - M. Boulet voudrait te voir, me dit-il.
  • J’emboîte le pas à Maxence. Dans le couloir aux peintures pisseuses, il me donne un coup de coude et d’un signe de tête, il me désigne des lycéens qui me jettent un coup d’œil appuyé. Je ne réponds rien. Ma notoriété me colle comme une seconde peau et j’ai compris assez rapidement que je ne pourrais m’en défaire, pas plus qu’on ne peut se débarrasser de son ombre quand on marche au soleil. Les questions des journalistes manquaient singulièrement d’originalité et si j’avais voulu, j’aurais pu faire un copier-coller pour y répondre. « A quel âge avez-vous commencé à écrire ? » – J’avais huit ans. Je recopiais les histoires que je lisais dans un cahier de brouillon. Après, j’ai commencé à griffonner des idées sur des bouts de papier. A dix ans, j’avais déjà lu des centaines de livres et commencé des tonnes d’histoires.«  Vous comptez en écrire un autre ? » - Le prochain est déjà en préparation !Je chasse ces souvenirs de mon esprit.
  • « Qu’est-ce que ça vous fait d’être le plus jeune écrivain français ? ». Avec de temps en temps une question vicelarde : « Et si vous aviez eu trente ans, est-ce que vous pensez que votre livre aurait eu le même battage médiatique ? ». Et une réponse du tac au tac : – Et si j’avais eu trente ans, vous seriez en train de m’interviewer ? 
  • « Est-ce que vos parents ou quelqu’un de votre famille vous a aidé à écrire ce livre ? » - Non. Je n’ai pas de nègre, si c’est ce que vous sous-entendez. J’ai toujours écrit et c’est sur le conseil de ma prof de français, Madame Elakan, que j’ai envoyé ce polar aux éditions Rageot. Vous connaissez la suite.
  • C’est la rançon du succès pour avoir publié mon premier polar l’année de mes quinze ans et reçu trois prix littéraires pour l’originalité du scénario. Après, tout s’est accéléré. J’ai enchaîné les plateaux télé – le dernier en date sur Canal + -, et je ne compte plus les interviews que j’ai accordées.
  • - Toujours aussi célèbre mon vieux ! Les filles doivent tomber comme des mouches.
  • - On fait une pause !
  • Clothilde n’a pas le temps de répliquer. La porte de l’amphithéâtre s’ouvre sur Maxence, un pion d’une vingtaine d’années à l’allure dégingandée. Ses yeux balaient rapidement la salle et son visage s’éclaire quand il m’aperçoit. Comme je suis le seul spectateur dans les gradins, ça n’était pas une tâche très compliquée.
  • Tu sais pourquoi il veut me voir ?

« Il », c’est le proviseur. Je lui dois de diriger le blog du lycée – un des nombreux changements intervenus depuis qu’on voit ma tronche à la télé.

  • Nan, j’en sais rien, répond Maxence.

Il s’arrête devant une porte sur laquelle une plaque indique : « M. BOULET – proviseur » et frappe deux coups secs. Sans attendre la réponse, il ouvre la porte et s’efface pour me laisser entrer.

 

 

Surgi du passé

surgi du passé.jpg

Chapitre 1 : Une photo troublante

- Arthur ! Tu m’expliques la raison de tous ces mystères ? s’écrie Faustine.

Ses longs cheveux bruns font ressortir ses yeux qui brillent d’une colère feinte. Sans lui répondre, je l’entraîne jusqu’à « l’aquarium », local vitré au fond du CDI où nous composons tous les deux une grande partie des articles du blog du lycée. Elle à l’illustration, moi au texte.

D’ailleurs, je suis censé écrire et mettre en ligne un nouvel épisode d’une série policière avant le début des vacances de la Toussaint, ce qui me laisse exactement… deux jours. Comme souvent, je suis à la bourre.

Mademoiselle Avril, la documentaliste, nous adresse un petit signe de la main puis se replonge dans ses dossiers.

Je me connecte sur ma page Facebook et clique pour agrandir une photo qui a été postée il y a deux jours. On y voit un homme aux cheveux courts, âgé d’une trentaine d’années, vêtu d’une chemise et d’un jean. Il pousse un jeune enfant qui rit aux éclats, assis sur le siège d’une balançoire.

Faustine y jette un coup d’œil puis lance :

- C’est pour me montrer cette photo que tu m’as arrachée à ma discussion avec mes copines ?

- Le type, là, c’est mon père et l’enfant, c’est moi ! je réponds d’une voix enrouée.

- Tu en es sûr?

- Tu vois le pull que porte l’enfant ?

- Celui avec un lapin trop discret ? rigole Faustine.

- C’est ma grand-mère qui l’a tricoté, je réplique, sans relever l’allusion à la taille démesurée des oreilles et aux couleurs criardes. Je le porte sur d’autres photos prises à cette époque. J’étais tellement accroc que je ne voulais pas m’en séparer. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si ma mère m’appelle toujours son lapin !

- Tu avais quel âge là-dessus?

- Mon père est parti – définitivement - de la maison, alors que j’avais à peine deux ans. C’est sûrement une des dernières fois où on a été photographiés ensemble.

- Qui te l’a envoyée? interroge Faustine, le visage grave.

Je clique sur le profil de cette nouvelle « amie » que j’ai acceptée sur ma page Facebook. Elle s’appelle Lina. C’est une jolie métisse et si les informations qu’elle affiche sont véridiques, elle habite à Fort de France en Martinique et vient de fêter ses dix-neuf ans. Impulsive – elle précise qu’elle « agit d’abord et réfléchit ensuite » - elle aime le zouk, le rock et est ceinture noire de karaté.

- C’est qui, cette fille ? questionne Faustine, une pointe de jalousie dans la voix.

- Aucune idée.

- Alors pourquoi l’as-tu acceptée comme amie ?

- J’ai pensé qu’elle avait lu mon bouquin.

- J’oubliais qu’à seize ans, tu es le plus jeune auteur de roman policier de France, se moque gentiment Faustine.

Je lève les yeux au ciel. Ce sont les journalistes qui mettent mon âge en avant. Mais je n’en tire aucune gloire. Plus sérieusement, elle me demande :

- Comment s’est-elle procuré cette photo ? Tu crois qu’elle connait ton père ?

- Je lui ai envoyé un message pour en savoir davantage mais elle ne m’a pas répondu.

- Tu en as parlé à ta mère ?

- Pas encore. Je voudrais d’abord savoir qui est cette fille et qu’elle m’explique ce qu’elle veut.  Elle ne m’a certainement pas adressé cette photo par hasard.

- Tu te rappelles quand elle a été prise ? interroge Faustine en agrandissant le cliché pour examiner les détails.

Je hausse les épaules.

- J’étais trop petit. Aussi loin que mes souvenirs remontent, il y a toujours eu ma mère et puis c’est tout.

- Ton père ne t’a jamais donné de nouvelles ? s’étonne Faustine. Ou envoyé une carte pour ton anniversaire ? Ou même payé une pension alimentaire à ta mère ?

- Rien de tout ça. A partir du moment où il nous a quittés, c’est comme s’il nous avait effacés de sa mémoire.

Le regard de Faustine s’assombrit. Elle pense sans doute au divorce de ses parents qui vient d’être prononcé. Je tente de la rassurer :

- Heureusement, tous les pères ne réagissent pas de la même manière.

Cette photo me ramène quelques années en arrière. Je devais avoir huit ou neuf ans quand Mme Malès, mon instit’, s’était mis en tête de nous faire reconstituer notre arbre généalogique.

Ca avait été l’occasion de demander à ma mère pourquoi mon père n’habitait plus avec nous. Elle avait répondu qu’ils ne s’aimaient plus et qu’ils avaient choisi de se séparer. Depuis, mon père n’ayant jamais montré le moindre signe d’intérêt pour moi, je n’avais pas cherché à en savoir davantage.

Faustine arbore une moue dubitative. La sonnerie des cours retentit.

- Tiens-moi au courant, dit-elle en se levant.