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09/06/2018

Mes cahiers de jeux

Ces trois cahiers permettent aux enfants de s'initier aux jeux de mots et de langage. Ils sont illustrés, en couleur et je me suis bien amusé moi-même à les écrire.

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07/06/2018

Envie d'aventures iodées?

pixiz-07-06-2018-17-59-23.jpg(cliquer pour agrandir)

31/05/2018

Ce que je n'aurais pas dû voir

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Chapitre 1 : SCENE 3 – Acte 1

Lieu : la salle des professeurs. Sont réunis : le proviseur du lycée et son adjoint, la professeure de français Mme Lepinay, le professeur de sport surnommé Monsieur Muscle, le professeur de math et sa femme.

Sur une table basse, une bouteille de champagne ouverte.

 Le proviseur sert quelques coupes de champagne. Le public peut le voir verser une poudre dans un verre qu’il tend au professeur de mathématiques.

Le proviseur : Vous prendrez bien un verre.

 Le professeur marque une hésitation.

  • Ca ne vous tuera pas !

 Le proviseur, en aparté vers le public :

  • J’espère bien que si !

 Le professeur de math, en tendant la coupe à sa voisine, Mme Lepinay :

  • Honneur aux dames !
  • Mme Lepinay avale le contenu de sa coupe d’un trait. Puis elle porte la main à sa gorge, se lève et pousse une longue clameur. Elle trébuche, agrippe la veste du proviseur.Je ne peux pas m’empêcher de pousser un soupir exaspéré. L’effet est aussi désespérant vu des gradins que de la scène. Comme à chaque répétition, Clothilde en fait une tonne. Je ne suis plus du tout sûr d’avoir fait le bon choix en la prenant pour ce rôle. Enfin… est-ce qu’on peut vraiment parler de choix quand la demande émane de Tonio, son petit ami ? Il est en terminale et a suffisamment retapé pour avoir son permis et une bagnole. Un mètre quatre-vingt-dix, tout en muscle précédé par des dizaines de rumeurs de nez ou dents cassés, d’hémoglobine répandue, d’hématomes en tout genre.

    A un mois de la représentation devant tous les parents du bahut, on se croirait toujours à la première répétition. Irrité, je me lève de mon siège et je lance :

  • - Je meurs ! lance-t-elle d’une voix gutturale, avant de tomber sur le sol et de convulser longuement.
  • En retrait, on aperçoit le proviseur affolé qui agite son index de droite à gauche.
  • Stop ! On arrête tout ! C’est un poison foudroyant. Et l’effet comique, c’est que le tueur rate son coup pour la troisième fois, d’où le titre de la pièce, Le tueur maladroit ! C’est ça qui est drôle. Pas la peine d’en rajouter. Vous vous souvenez de l’intrigue ? Le personnage du proviseur repose sur son caractère volage. Il cherche à se débarrasser du mari de sa dernière conquête, le professeur de mathématiques mais par maladresse et manque de chance, il tue les autres profs les uns après les autres.
  • Clothilde affiche une mine boudeuse. Sans doute juge-t-elle son talent d’actrice incompris. J’attrape le manuscrit de la pièce et bien que je n’en ai pas vraiment besoin puisque j’en suis l’auteur, je lis à voix haute: « Mme Lepinay avale le contenu de sa coupe d’un trait. Puis elle porte la main à sa gorge et tombe raide morte. »
  • La lumière inonde la salle. Sur la scène, François, Guillaume, Vincent, Alexis, Tina se tournent vers moi tandis que Clothilde se relève. J’explique, énervé  :
  • Raide morte !
  • - M. Boulet voudrait te voir, me dit-il.
  • J’emboîte le pas à Maxence. Dans le couloir aux peintures pisseuses, il me donne un coup de coude et d’un signe de tête, il me désigne des lycéens qui me jettent un coup d’œil appuyé. Je ne réponds rien. Ma notoriété me colle comme une seconde peau et j’ai compris assez rapidement que je ne pourrais m’en défaire, pas plus qu’on ne peut se débarrasser de son ombre quand on marche au soleil. Les questions des journalistes manquaient singulièrement d’originalité et si j’avais voulu, j’aurais pu faire un copier-coller pour y répondre. « A quel âge avez-vous commencé à écrire ? » – J’avais huit ans. Je recopiais les histoires que je lisais dans un cahier de brouillon. Après, j’ai commencé à griffonner des idées sur des bouts de papier. A dix ans, j’avais déjà lu des centaines de livres et commencé des tonnes d’histoires.«  Vous comptez en écrire un autre ? » - Le prochain est déjà en préparation !Je chasse ces souvenirs de mon esprit.
  • « Qu’est-ce que ça vous fait d’être le plus jeune écrivain français ? ». Avec de temps en temps une question vicelarde : « Et si vous aviez eu trente ans, est-ce que vous pensez que votre livre aurait eu le même battage médiatique ? ». Et une réponse du tac au tac : – Et si j’avais eu trente ans, vous seriez en train de m’interviewer ? 
  • « Est-ce que vos parents ou quelqu’un de votre famille vous a aidé à écrire ce livre ? » - Non. Je n’ai pas de nègre, si c’est ce que vous sous-entendez. J’ai toujours écrit et c’est sur le conseil de ma prof de français, Madame Elakan, que j’ai envoyé ce polar aux éditions Rageot. Vous connaissez la suite.
  • C’est la rançon du succès pour avoir publié mon premier polar l’année de mes quinze ans et reçu trois prix littéraires pour l’originalité du scénario. Après, tout s’est accéléré. J’ai enchaîné les plateaux télé – le dernier en date sur Canal + -, et je ne compte plus les interviews que j’ai accordées.
  • - Toujours aussi célèbre mon vieux ! Les filles doivent tomber comme des mouches.
  • - On fait une pause !
  • Clothilde n’a pas le temps de répliquer. La porte de l’amphithéâtre s’ouvre sur Maxence, un pion d’une vingtaine d’années à l’allure dégingandée. Ses yeux balaient rapidement la salle et son visage s’éclaire quand il m’aperçoit. Comme je suis le seul spectateur dans les gradins, ça n’était pas une tâche très compliquée.
  • Tu sais pourquoi il veut me voir ?

« Il », c’est le proviseur. Je lui dois de diriger le blog du lycée – un des nombreux changements intervenus depuis qu’on voit ma tronche à la télé.

  • Nan, j’en sais rien, répond Maxence.

Il s’arrête devant une porte sur laquelle une plaque indique : « M. BOULET – proviseur » et frappe deux coups secs. Sans attendre la réponse, il ouvre la porte et s’efface pour me laisser entrer.

 

 

Surgi du passé

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Chapitre 1 : Une photo troublante

- Arthur ! Tu m’expliques la raison de tous ces mystères ? s’écrie Faustine.

Ses longs cheveux bruns font ressortir ses yeux qui brillent d’une colère feinte. Sans lui répondre, je l’entraîne jusqu’à « l’aquarium », local vitré au fond du CDI où nous composons tous les deux une grande partie des articles du blog du lycée. Elle à l’illustration, moi au texte.

D’ailleurs, je suis censé écrire et mettre en ligne un nouvel épisode d’une série policière avant le début des vacances de la Toussaint, ce qui me laisse exactement… deux jours. Comme souvent, je suis à la bourre.

Mademoiselle Avril, la documentaliste, nous adresse un petit signe de la main puis se replonge dans ses dossiers.

Je me connecte sur ma page Facebook et clique pour agrandir une photo qui a été postée il y a deux jours. On y voit un homme aux cheveux courts, âgé d’une trentaine d’années, vêtu d’une chemise et d’un jean. Il pousse un jeune enfant qui rit aux éclats, assis sur le siège d’une balançoire.

Faustine y jette un coup d’œil puis lance :

- C’est pour me montrer cette photo que tu m’as arrachée à ma discussion avec mes copines ?

- Le type, là, c’est mon père et l’enfant, c’est moi ! je réponds d’une voix enrouée.

- Tu en es sûr?

- Tu vois le pull que porte l’enfant ?

- Celui avec un lapin trop discret ? rigole Faustine.

- C’est ma grand-mère qui l’a tricoté, je réplique, sans relever l’allusion à la taille démesurée des oreilles et aux couleurs criardes. Je le porte sur d’autres photos prises à cette époque. J’étais tellement accroc que je ne voulais pas m’en séparer. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si ma mère m’appelle toujours son lapin !

- Tu avais quel âge là-dessus?

- Mon père est parti – définitivement - de la maison, alors que j’avais à peine deux ans. C’est sûrement une des dernières fois où on a été photographiés ensemble.

- Qui te l’a envoyée? interroge Faustine, le visage grave.

Je clique sur le profil de cette nouvelle « amie » que j’ai acceptée sur ma page Facebook. Elle s’appelle Lina. C’est une jolie métisse et si les informations qu’elle affiche sont véridiques, elle habite à Fort de France en Martinique et vient de fêter ses dix-neuf ans. Impulsive – elle précise qu’elle « agit d’abord et réfléchit ensuite » - elle aime le zouk, le rock et est ceinture noire de karaté.

- C’est qui, cette fille ? questionne Faustine, une pointe de jalousie dans la voix.

- Aucune idée.

- Alors pourquoi l’as-tu acceptée comme amie ?

- J’ai pensé qu’elle avait lu mon bouquin.

- J’oubliais qu’à seize ans, tu es le plus jeune auteur de roman policier de France, se moque gentiment Faustine.

Je lève les yeux au ciel. Ce sont les journalistes qui mettent mon âge en avant. Mais je n’en tire aucune gloire. Plus sérieusement, elle me demande :

- Comment s’est-elle procuré cette photo ? Tu crois qu’elle connait ton père ?

- Je lui ai envoyé un message pour en savoir davantage mais elle ne m’a pas répondu.

- Tu en as parlé à ta mère ?

- Pas encore. Je voudrais d’abord savoir qui est cette fille et qu’elle m’explique ce qu’elle veut.  Elle ne m’a certainement pas adressé cette photo par hasard.

- Tu te rappelles quand elle a été prise ? interroge Faustine en agrandissant le cliché pour examiner les détails.

Je hausse les épaules.

- J’étais trop petit. Aussi loin que mes souvenirs remontent, il y a toujours eu ma mère et puis c’est tout.

- Ton père ne t’a jamais donné de nouvelles ? s’étonne Faustine. Ou envoyé une carte pour ton anniversaire ? Ou même payé une pension alimentaire à ta mère ?

- Rien de tout ça. A partir du moment où il nous a quittés, c’est comme s’il nous avait effacés de sa mémoire.

Le regard de Faustine s’assombrit. Elle pense sans doute au divorce de ses parents qui vient d’être prononcé. Je tente de la rassurer :

- Heureusement, tous les pères ne réagissent pas de la même manière.

Cette photo me ramène quelques années en arrière. Je devais avoir huit ou neuf ans quand Mme Malès, mon instit’, s’était mis en tête de nous faire reconstituer notre arbre généalogique.

Ca avait été l’occasion de demander à ma mère pourquoi mon père n’habitait plus avec nous. Elle avait répondu qu’ils ne s’aimaient plus et qu’ils avaient choisi de se séparer. Depuis, mon père n’ayant jamais montré le moindre signe d’intérêt pour moi, je n’avais pas cherché à en savoir davantage.

Faustine arbore une moue dubitative. La sonnerie des cours retentit.

- Tiens-moi au courant, dit-elle en se levant.

La signature du tueur

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Chapitre 1 : En route !

Le souffle court, je bouscule un jeune type barbu au sac à dos aussi imposant que s’il contenait la tonne de vêtements que ma mère a tenté de fourrer dans ma valise. Sans m’occuper de ses protestations, je continue ma course effrénée sur le quai. Des voyageurs ont les yeux rivés sur les panneaux d’affichage à la recherche d’un horaire. D’autres sont assis sur leur valise genre le Penseur de Rodin. Sauf qu’ils sont tous habillés !

Je slalome entre ces obstacles humains et c’est à peine si j’entends la voix suave de l’opératrice résonner dans le hall de la gare d’Austerlitz :

- Le train n° 6812 à destination de Brive la Gaillarde : départ immédiat. Prenez garde à la fermeture automatique des portes.

Je m’engouffre de justesse dans la voiture de queue et le train s’ébranle. Je m’adosse contre la porte des toilettes, le front en sueur, le cœur battant à cent à l’heure.

Ballotté par les cahots du train qui démarre, je traverse les wagons jusqu’à ma place en essayant de ne pas atterrir sur les genoux des voyageurs. Je dépose ma valise dans l’emplacement réservé aux bagages et je garde avec moi mon sac à dos. Je jette un coup d’œil autour de moi. Pas la moindre prise pour recharger mon smartphone. Ce téléphone est tellement perfectionné que j’ai sûrement une application pour calculer le nombre de hamburgers engloutis en seize ans. Mais quand la batterie est à plat, la plus basique des fonctions, comme celle du réveil, est hors service.

Sans le coq du voisin, je serais toujours au fond de mon lit. Cette bestiole est capable de vous réveiller au beau milieu d’une grasse mat’ ou de pousser un « cocorico » tonitruant à l’heure de la sieste. Pour être sûr que vous avez bien entendu, il recommence dix fois dans la journée. Un bon motif pour un voisin de porter plainte. Mais ça n’est pas près d’arriver parce qu’à part ma mère, je ne connais personne qui ait envie de s’enterrer à Cambrousse City, le coin paumé où nous habitons.

Je suis perdu dans mes pensées quand je sens une présence à mes côtés. Je me retourne. Reconnaissable à son bonnet de cuir rouge couvrant son crâne, sa cape grise sur les épaules et son nez long et pointu, un gobelin se tient près de mon siège, sous les regards amusés des autres voyageurs.

- Excusez-moi, fait la créature en agitant son billet, mais vous êtes assis à ma place.

A n’en pas douter, c’est un fan de Peter Wells, l’auteur du best-seller d’un livre d’Heroic Fantasy, « Les trois empires de Kernaven ». En quelques mois, ce bouquin a connu un énorme succès. Ses fans n’hésitent pas à s’affubler de masques, de fausses oreilles, de perruques, de tee-shirts à l’effigie des personnages aux pouvoirs magiques sortis tout droits de l’imagination de l’écrivain.

Celui-ci gère à la perfection cet engouement en entretenant le mystère qui l’entoure : à l’évidence Peter Wells n’est qu’un pseudonyme. Aucune photo officielle, pas de page Facebook et des apparitions en public savamment dosées.

Incontestablement, je ne suis pas le seul à me rendre au salon du livre de Brive où Peter Wells figure parmi les auteurs en dédicace, tout comme moi puisque d’après les journalistes, « à seize ans, Arthur Thaur – c’est moi ! - est le plus jeune auteur de polars ». Je sors mon billet de ma poche. Je suis à la bonne place mais pas dans la bonne voiture.

  • Désolé, dis-je en me levant.

Je m’incline en joignant les deux mains devant moi, signe fraternel entre les peuples de Kernaven. Le gobelin me salue à son tour. Je récupère ma valise puis, mon sac à dos en bandoulière, je remonte le train jusqu’à mon emplacement.

Crime tattoo

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Chapitre 1 : Déflagration

Gothique. C’est le premier adjectif qui m’est venu à l’esprit quand la fille a poussé la porte de l’atelier. Maquillage outrancier, tunique noire sur un jean noir, bottes noires, lourde croix passée autour du cou, mitaines noires, cheveux couleur ailes de corbeau - la vieillissaient de plusieurs années alors qu’elle devait avoir à peine plus de dix-huit ans.

Nullement impressionnée par le portrait de la femme à barbe accroché au mur ou par celui de l’homme élastique, elle s’est avancée jusqu’au comptoir.

Cinq ou six autres portraits insolites se succédaient ainsi jusqu’à l’atelier où mon père tatouait ses clients. Loin de les rebuter, ces phénomènes de foire les attiraient aussi sûrement que le sang attire les vampires.

La fille m’a ignoré alors que mon père n’arrête pas de me seriner que du haut de mes seize ans et de mon mètre quatre-vingts, je prends pas mal de place. Elle a jeté un coup d’œil dans l’arrière-boutique tout en pianotant sur son portable. Si elle m’avait adressé la parole, je lui aurais expliqué que c’était là que mon père stérilisait ses instruments.

Mais comme j’avais l’air d’être aussi désirable qu’un spam, je me suis muré dans le silence. Je n’aime pas les filles qui se donnent un genre. Et j’étais sûre que celle-ci, derrière ses airs rebelles, pleurnicherait dès que l’aiguille de la machine à tatouer traverserait son épiderme.

En fait, elle ne m’a pas accordé ce plaisir car elle est repartie une minute plus tard, aussi muette que le cercueil dans lequel elle devait dormir le soir. Elle franchissait la porte quand j’ai remarqué qu’elle avait oublié son portable sur le comptoir. Je dois l’avouer, le côté obscur de la force m’a incité – fortement - à ne pas bouger du tabouret sur lequel j’étais perché.

Mais mon côté « gentilgarçonbienélevé » a pris le dessus et j’ai attrapé son téléphone. Je suis sorti dans la rue. La fille était à quelques dizaines de mètres de moi. J’allais l’appeler quand une camionnette blanche a surgi. Elle s’est immobilisée dans un crissement de pneu et trois types cagoulés en ont jailli.

Avant qu’elle puisse pousser un cri, l’un des hommes lui a recouvert la tête tandis que les deux autres l’attrapaient et la jetaient dans le véhicule, avec autant de précaution que s’il s’agissait d’un sac à linge sale.

La camionnette a redémarré et je crois bien qu’à part moi, personne n’avait rien remarqué. Paris, au mois de juillet, est aussi mort qu’un bled à la campagne, surtout quand on est éloigné des sites touristiques.

Mon cœur s’est emballé. J’ai couru pour tenter de mémoriser la plaque minéralogique. Et soudain ma vie a basculé.

Il y a eu une forte explosion derrière moi, dans une des boutiques. La vitrine s’est transformée en milliers de lames expédiées comme autant de projectiles. Le souffle m’a soulevé de terre et projeté brutalement sur l’asphalte tandis que deux éclats de verre me cisaillaient méchamment la joue, à quelques millimètres de mon œil gauche.

Les fenêtres des bâtiments ont explosé sous l’onde de choc tandis que des alarmes stridentes se déclenchaient un peu partout. Tout autour de moi, c’était le chaos. Des gens hurlaient. Mes tympans bourdonnaient comme si j’étais resté collé contre une enceinte pendant un concert de Hard Rock.

J’ai gardé les yeux rivés sur la camionnette. Je ne savais plus si ce que mon cerveau enregistrait était réel ou si c’était le fruit de mon imagination. Le véhicule a été pris de folie. Il a zigzagué et s’est encastré dans un réverbère. Les portes arrière se sont ouvertes à la volée. Avant que ma vision ne se trouble définitivement, j’ai aperçu deux des ravisseurs gisant sur le plancher. D’un coup de pied à hauteur de cou, la fille s’est débarrassée du troisième homme puis elle a bondi hors de la camionnette.

Sans un regard pour la rue que l’explosion avait transformée en scène de guerre, elle s’est enfuie. Je me souviens m’être demandé si cette fille était une sorte de ninja et si c’était elle qui avait réglé leur compte aux deux autres types. Ma dernière pensée cohérente a été pour mon père. Le connaissant, il s’inquiéterait quand il me verrait dans cet état. Puis j’ai sombré dans l’obscurité.

28/05/2018

La légende du roi Arthur

pixiz-28-05-2018-22-47-40.jpg(cliquer sur la photo pour agrandir)

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pixiz-28-05-2018-22-41-51.jpg(cliquer pour agrandir)

06/03/2018

Le mystère de Barbe Bleue

20180306_064658.jpgChouette! Je viens de recevoir mes exemplaires de mon prochain polar. C'est la 3ème enquête de Léa!

09/01/2018

Enquête avec Léa, Le mystère de Barbe Bleue

barbe bleue couv.jpgLéa, fille d'un capitaine de gendarmerie, enquête sur la disparition de son ami Barbe Bleue, une personne sans domicile fixe qui vit dans une cabane. Elle observe des traces de roues de quad autour de l'abri.

Parution le 14 mars!